Je donnerai quatre conférences publiques

à l'automne 2020

 

 à

 

Journée du Patrimoine

20 septembre 2020 à 10h30

Mairie de Douriez

(Pas-de-Calais)

 

La collégiale Saint-Riquier de Douriez

de la Renaissance à la Révolution

 

   Les heurs et malheurs d'un chapitre canonial fondé en 1506 par François de Créquy (né vers 1450, mort en 1518), puissant seigneur artésien, ambassadeur de Louis XII auprès d'Henri VII d'Angleterre, sénéchal du Boulonnais dans une région-frontière ultra-sensible.

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Nicolas-René Berryer de Ravenoville (1703-1762), lieutenant général de police de Louis XV

 

Les mardis des Archives départementales de la Somme

61, rue Saint-Fuscien

Amiens

Mardi 5 ou 12 octobre 2020 à 18H30

 

La police parisienne au temps de la marquise de Pompadour

 

   Lorsqu’un historien se plonge dans le chaudron de passions humaines du « temps des perruques », il finit par se demander pourquoi la Révolution française n’a pas eu lieu bien avant 1789. Car la plus puissante monarchie d’Europe s’empêtre dans une crise multiforme dès le milieu du XVIIIe siècle. La confiance en Louis XV s’effondre. Le Bien Aimé, pour lequel les peuples priaient avec ferveur lors de sa grave maladie à Metz en 1744, devient le Bien Haï dès 1750 : en mai, Paris connaît une violente émeute populaire, suite à une rumeur d’enlèvements d’enfants par la police, afin d’utiliser leur sang pour régénérer celui du roi vieillissant.

   Passionné par la vie des gens "sans importance", que j'ai retracée dans Montreuil sous le règne de Louis XIV, un village à l’ombre de Paris (Paris, Les Indes Savantes, 2009) et dans La Vie en Picardie au XVIIIe siècle, du café dans les campagnes (Paris, Les Indes Savantes, 2012), je propose sous cet angle une révision du concept de « meilleure police », en focalisant l’attention sur Jean Poussot (1703-1791), inspecteur parisien, représentant de base de l’autorité, qui arpente inlassablement les rues de la capitale à partir des derniers mois de 1747 et jusqu’en 1754 en compagnie d’un commissaire et de divers auxiliaires de police.

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Louis-Joseph Watteau, Le Violoneux (1785)

 

Hôtel-de-Ville de Montdidier

Cercle Maurice-Blanchard

Vendredi 6 novembre 2020 à 20H00

 

En Picardie au temps des Lumières, des campagnes sous influence

 

« Du café dans les campagnes françaises au XVIIIe siècle ? Quelle ne fut ma surprise en découvrant aux Archives départementales de la Somme la trace de pauvres manouvriers propriétaires de deux cafetières ? J’imaginais les ruraux nés sous la Régence (1715-1723) plus sensibles au feu de l’eau de vie qu’à l’arôme du café. Il est vrai que l’histoire du petit peuple des campagnes picardes demeure pour le moins méconnue. Piqué au vif, je décidai de poursuivre les recherches et les découvertes s’accumulèrent : cafetières et tasses de faïence, paysans portant redingote et lunettes, livres relativement nombreux, vêtements aux couleurs vives dès les premières années du siècle, incessants va-et-vient entre la Picardie et Paris, brassages d’hommes, notamment de soldats au service du roi, omniprésence du célèbre tribun Gracchus Babeuf… Mes certitudes sur un monde que je supposais d’autant plus figé qu’il se trouvait enraciné au cœur du plat pays céréalier, loin de toute ville d’importance nationale, s’en trouvèrent ébranlées. Ainsi, à l’instar des populations villageoises d’Ile-de-France à la même époque, les Picards ne semblaient guère rétifs à l’innovation. L’introduction dans l’alimentation de la pomme de terre, Cendrillon transformée en fée par les bons soins du célèbre Parmentier et du sieur Dottin, maître de poste de Villers-Bretonneux ; l’invention d’outils originaux voués à optimiser la production céréalière, paraissent autant d’indices de la dynamique née des échanges entre Paris et les campagnes. Restait à étudier les masses de documents conservés dans les dépôts d’archives, afin d’appréhender les évolutions, le cheminement des « novelletés » du Roi-Soleil à Louis Capet, l’influence des Lumières jusqu’au moment où, à la faveur de la Révolution, éclatent violemment les structures sociales en place ».

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Les mardis des Archives départementales de la Somme

61, rue Saint-Fuscien

Amiens

Mardi 15 décembre 2020 à 18H30

 

Conférence en collboration avec Jean-Christophe Momal

 

Alexandre-Ferdinand LAPOSTOLLE (1749-1831)

un savant amiénois

 

   Né à Maubeuge sous Louis XV, mort au début de la monarchie de Juillet, Alexandre-Ferdinand Lapostolle est l’archétype du savant des Lumières. Apothicaire touche-à-tout établi à Amiens en 1773, Lapostolle fut un scientifique renommé, à la fois chimiste, géologue, agronome, hygiéniste et médecin chargé du recrutement des officiers de santé dans la Somme. Au cours de sa longue carrière, il s’est attaché à améliorer le quotidien des Picards par toute une série d’innovations empiriques, certaines représentées sur le bas-relief de son tombeau, au cimetière de la Madeleine. Le Traité des parafoudres et des paragrêles en cordes de paille est sans doute son ouvrage le plus célèbre, le point d’orgue de recherches visant à l’émancipation de l’humanité. Acteur local de la Révolution française, enseignant au lycée de la ville et à l’école de médecine sous l’Empire et membre du conseil municipal d’Amiens sous la Restauration, ce membre influent de l’Académie de Picardie s’est accommodé de tous les régimes politiques de son temps puis a peu à peu sombré dans l’oubli. Les documents des Archives départementales de la Somme rendent cependant possible la redécouverte d’un personnage attachant, témoin et acteur d’une période fondatrice à Amiens.

 

Docteur en Histoire moderne, habilité à diriger des recherches, chercheur associé à l’Université de Picardie (UPJV), membre résidant de la Société des Antiquaires de Picardie, Hervé BENNEZON est enseignant au collège Amiral-Lejeune à Amiens.

 

Professeur agrégé d’Histoire-Géographie au lycée Louis-Thuillier d’Amiens, Jean-Christophe MOMAL est chargé de mission auprès du Service Educatif des Archives départementales de la Somme.

 

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France Culture : la Fabrique de l'Histoire

Vin, vigne, vignerons à Argenteuil du Moyen Age au début du XXe siècle

retrouvez l'émission en ligne

 

 

 

 

NOUVEAUTE

 

Un excellent ouvrage à découvrir sur l'innovation dans les campagnes françaises

au temps des physiocrates

issu de la thèse de doctorat de Thierry MICHEL (EHESS-CRH)

Préface de Gérard BEAUR

 

Les passionnés d'histoire rurale y trouveront une mise en perspective et des comparaisons entre différents pays de l'Ancienne France : le bocage ouest-ornais, les pays de moyenne culture de l'Amiénois, du Santerre et du nord-ouest de l'Artois, les terres de grande culture du Laonnois et du Pays chartrain, les petites exploitations d ela Basse-Auvergne.

 

 

 

Nouveautés

 

Une rubrique sur la collégiale de Douriez (Pas-de-Calais)

 

Un index patronymique des habitants de Moreuil

 

de nouveaux articles

dans les rubriques

" A propos de mes livres"

et

"Hangest-en-Santerre"

 

Les marguilliers d'Hangest-en-Santerre

(XVIIe-XVIIIe siècles)

dans la rubrique "Index patronymiques"

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Mon dernier livre

Un Inspecteur de police parisien sur le terrain

Les missions de Jean Poussot (1703-1791)

 

La face sombre des Lumières : une enquête réalisée avec les archives de la Bastille

registres d'écrous, enquêtes, patrouilles et espionnage

au temps de Louis XV et de la marquise de Pompadour

 

PARIS

Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

54, boulevard Raspail

Conférence en Histoire rurale européenne

 

Mercredi 26 février 2020

15h00-17h00

 

"L'introduction des produits coloniaux dans les campagnes"

(Picardie, XVIIIe siècle)

 

Et les Français se mirent à boire du café...

 

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Journal d'Amiens n°220

AMIENS

Auditorium Charles-Pinsard de la Bibliothèque Louis-Aragon

Samedi 7 septembre 2019 à 14h30

Entrée libre

 

"Lendemains de guerre dans la Somme"

(1918-1936)

 

Un quotidien bien oublié, celui des Picards dans l'entre-deux-guerres, dévoilé notamment par les archives du tribunal de Montdidier et les rapports de gendarmerie de Moreuil et du Santerre...

 

 

16 juin 2017, soutenance d'HDR à l'Université Paris-13

 

Sous la présidence de Laurent Turcot (Université du Québec à Trois-Rivières), un jury composé d'Elisabeth Belmas (Paris-13), Arlette Farge (CNRS), Benoît Garnot (Université de Bourgogne), Nina Kushner (Clark University, USA), Nicolas Le Roux (Paris-13) et Robert Muchembled (Paris-13).

Montreuil sous le règne de Louis XIV, Un village à l'ombre de Paris, réédité aux Editions Les Indes savantes en 2017.

"Santerre, sans bois ?", Nouvel article publié dans "Les forêts européennes, Gestions, exploitations et représentations (XIe-XIXe siècles), Presses Universitaires de Bordeaux, 2018.

Amiens "mars 1918" 2.0, rédigé en collaboration avec Jean-Christophe Momal, professeur d'Histoire au lycée Louis-Thuillier d'Amiens, professeur-relais aux Archives départementales de la Somme, un nouvel article publié dans "Historiens et Géographes" n°442 (mai 2018).

 

"A Argenteuil, le souffle du vaste monde, du XVIIIe siècle à la fin du Premier Empire", nouvel article publié dans Le Vieil Argenteuil.

 

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© Hervé Bennezon