Eglise de Querrieu (Somme), pierre tombale de Gille Le Testu, 1507

 

" Cy devant l'autel Sainct Nicolas gist le corps de Gille Le Testu, laboureur en son vivant, natif de ceste ville de Querrieu, qui fut filz de Guérard Le Testu et de Jehanne Cordelois, et eut espouse Colaye Dupont qui est enterrée au cimmetière de céans, auprès de ses amys, et ont laissé aprez le trespas deux enfans, Marguerite et Jehan, et ont faict des biens à ceste esglise, comme appert par le testament dudit Gille à la charge de deux obys que l'on doibt dire tous les ans au tamps des advens,

et trespassa ledit Gille l'an mil Vc et VII, le XVII jour de novembre.

Priez pour les trespassez, Pater Noster, Ave Maria ".

 

Sous l'épitaphe, on distingue le corps du laboureur allongé, la tête à gauche et les pieds à droite

 

 

 

 

 

Pierre Patrouillier, 1658

 

L'église Saint-Vaast de Moreuil a été en grande partie détruite par les bombardements d'août 1918. Pourtant, à la base extérieure du mur occidental de l'édifice (et à l'envers) demeure le nom d'un villageois du XVIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

"BONNENSIEN MAGISTER"

l'histoire d'un nom gravé sur l'église Saint-Pierre de Contoire (Somme)

 

 

 

BONNEN

        SIEN

Magist(er)

 

1746-1749

 

   A la base d'un des murs de la petite église de Contoire, détruite en 1918, des moellons de craie ont été réinvestis lors de la reconstruction. Des noms y apparaissent, parfois des dates ; la plus ancienne a été gravée par un certain JD en 1611.

   Mais le plus intéressant est ce "BONNENSIEN, magister". Une recherche dans les registres paroissiaux a permis de l'identifier comme étant Michel Bonnensien, né sous Louis XV, en 1725 ou 1726, fils aîné d'Antoine Bonnensien, laboureur à Braches, et d'Agnès Gland. Embauché en 1746 à Contoire comme clerc laye, ou magister, c'est-à-dire maître d'école, il grave à cette époque son nom sur l'église de sa paroisse d'adoption. Il va enseigner à Contoire jusqu'à son mariage avec Marie-Jeanne Fournier (1726-1762). Ce jour-là, le 24 novembre 1749, Il intègre une famille de laboureurs du Hamel, ce qu'il devient à son tour.

   Le couple a eu trois fils prénommés Antoine-Benoist, Antoine et Pierre-François, après quoi Michel Bonnensien, devenu entretemps Michel Bonnessien, a perdu sa femme. Remarié avec Elisabeth Picart (1728-1774), le couple a eu une fille, mais très vite, l'ancien magister est de nouveau veuf.

   En 1783, sous Louis XVI, on le retrouve syndic de Contoire (c'est-à-dire maire). Il est mort le 1er prairial an 3 (20 mai 1795) à Contoire et l'acte de son décès a été signé par Antoine Bonnessien, laboureur audit lieu, et Pierre-François Bonnessien, aubergiste à Amiens, ses fils.

 

 

 

Sur un acte de mariage à Braches le 20 juillet 1744, la signature de Michel Bonnensien, 18 ans

 

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© Hervé Bennezon