{"id":95,"date":"2024-09-05T11:05:14","date_gmt":"2024-09-05T11:05:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.genealogie.herve-bennezon.com\/?p=95"},"modified":"2024-09-05T11:06:35","modified_gmt":"2024-09-05T11:06:35","slug":"zacharie-seigneurgens-1804-1862-itineraire-dun-insurge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/?p=95","title":{"rendered":"Zacharie Seigneurgens (1804-1862) itin\u00e9raire d&rsquo;un insurg\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>Z\u00e9phir-Zacharie Seigneurgens est n\u00e9 \u00e0 Caix, dans la Somme, le 14 flor\u00e9al an XII (4 mars 1804), fils de Zacharie Seigneurgens (1772-1830), faiseur de bas, et d\u2019Honorine Allart (1776-18..). L\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, Honorine avait d\u00e9j\u00e0 mis au monde un petit gar\u00e7on pr\u00e9nomm\u00e9 Jean-Nicolas, mais celui-ci est mort au bout de quatre jours, le 31 mai 1803. Ont suivi deux autres gar\u00e7ons\u00a0: Cyprien-Casimir en 1806, puis Joseph-Barth\u00e9lemy en 1808, mais la mort de ce dernier, \u00e0 dix-huit mois, confirme les lois d\u00e9mographiques du temps\u00a0: il fallait deux enfants pour faire un adulte. Dix ans plus tard est toutefois n\u00e9e une petite Philippine.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s t\u00f4t, Z\u00e9phir-Zacharie (en r\u00e9alit\u00e9, Zacharie, comme son p\u00e8re), apprend le m\u00e9tier de badestamier exerc\u00e9 dans le Santerre par des milliers d\u2019ouvriers, les \u00ab&nbsp;faiseurs de bas&nbsp;d\u2019\u00e9tame \u00bb&nbsp;(de laine). Comme la plupart des badestamiers, les Seigneurgens vivent chichement. Sous l\u2019Empire, les d\u00e9bouch\u00e9s commerciaux du textile p\u00e2tissent des guerres incessantes&nbsp;; le travail manque cruellement.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous la Restauration, malgr\u00e9 un essor r\u00e9el de la bonneterie, le p\u00e8re d\u00e9cide de chercher fortune sous d\u2019autres cieux. De nombreux ruraux estiment, peut-\u00eatre \u00e0 tort, que la capitale du royaume&nbsp;est un v\u00e9ritable Eldorado. D\u00e8s lors, les Seigneurgens rejoignent les rangs des dizaines de milliers de provinciaux qui grossissent chaque ann\u00e9e les flux de l\u2019exode rural. Zacharie Seigneurgens p\u00e8re trouve la mort \u00e0 Paris le 22 mars 1830, \u00e0 58 ans.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Incarc\u00e9r\u00e9 dans les ge\u00f4les de la prison de La Force<\/h2>\n\n\n\n<p>Cette ann\u00e9e-l\u00e0, fort de ses relations parmi les travailleurs du textile, Zacharie Seigneurgens fils fonde et pr\u00e9side la Soci\u00e9t\u00e9 des Bonnetiers de Paris, dite Bourse auxiliaire, dont l\u2019objectif est l\u2019\u00e9mancipation ouvri\u00e8re. La soci\u00e9t\u00e9 est autoris\u00e9e par la police le 4 juin 1832. A cette \u00e9poque, il vit dans le Marais, place du March\u00e9 Sainte-Catherine. Adh\u00e9rant de la Soci\u00e9t\u00e9 des Droits de l\u2019Homme, le 8&nbsp;d\u00e9cembre 1833, il se trouve \u00e0 une r\u00e9union de la Commission de propagande chez Napol\u00e9on Lebon (n\u00e9 en 1807 \u00e0 Dieppe, th\u00e9oricien communiste), 27, rue Saint-Jean-de Beauvais, lorsque la police fait irruption et arr\u00eate tous les participants, accus\u00e9s d\u2019avoir pr\u00e9par\u00e9 les gr\u00e8ves de l\u2019automne 1833.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 10 d\u00e9cembre suivant, il est incarc\u00e9r\u00e9 dans les ge\u00f4les de la prison de La Force, avant d\u2019\u00eatre ensuite enferm\u00e9 \u00e0 Sainte-P\u00e9lagie le 20 janvier 1834. Son proc\u00e8s a lieu du 26 au 28&nbsp;avril 1834 et Seigneurgens, acquitt\u00e9, recouvre la libert\u00e9. Pendant son s\u00e9jour en prison, il a eu trente ans, et la p\u00e9riode co\u00efncide avec les journ\u00e9es insurrectionnelles d\u2019avril, durement r\u00e9prim\u00e9es. A sa sortie de prison, il trouve les ouvriers bonnetiers en train de dissoudre leur soci\u00e9t\u00e9, sans doute contraints par la nouvelle loi sur les associations vot\u00e9e le 26&nbsp;mars 1834.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e suivante, Zacharie Seigneurgens publie une <em>Lettre sur la formation de la Soci\u00e9t\u00e9 des ouvriers bonnetiers de Paris, dite Bourse auxiliaire<\/em> (Paris, imprimerie de Moessard, 16&nbsp;pages). En mai 1834, il contribue pour un franc \u00e0 une souscription en faveur des d\u00e9tenus politiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Membres de la Soci\u00e9t\u00e9 des Familles, organisation secr\u00e8te fond\u00e9e par Auguste Blanqui (1805-1881), actif r\u00e9volutionnaire du temps, les fr\u00e8res Zacharie et Casimir Seigneurgens sont arr\u00eat\u00e9s, \u00e9crou\u00e9s le 29&nbsp;avril 1836 \u00e0 La Force et inculp\u00e9s d\u2019association illicite&nbsp;; avant d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9s le 25 juin suivant sur ordre du procureur.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; En septembre 1838, Zacharie Seigneurgens se cache car il est soup\u00e7onn\u00e9 d\u2019avoir particip\u00e9 \u00e0 la publication d\u2019un num\u00e9ro du <em>Moniteur R\u00e9publicain<\/em>, dans lequel le r\u00e9gicide et la \u00ab&nbsp;dictature r\u00e9volutionnaire transitoire&nbsp;\u00bb sont envisag\u00e9s pour obtenir un changement de r\u00e9gime. Tandis que la plupart des membres du groupe qui collaboraient \u00e0 cette presse clandestine sont condamn\u00e9s et enferm\u00e9s au Mont-Saint-Michel, la police met trois ans \u00e0 appr\u00e9hender Zacharie Seigneurgens.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp; Son proc\u00e8s aux Assises de la Seine s\u2019ouvre en 1841. Il se d\u00e9fend seul, rappelle \u00ab&nbsp;ses six pr\u00e9ventions en dix ans&nbsp;\u00bb, se proclame communiste et explique ses principes aux jur\u00e9s, invoquant Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) et son <em>Discours sur l\u2019origine de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 parmi les hommes<\/em>, ainsi que Gracchus Babeuf (1760-1797), r\u00e9volutionnaire picard guillotin\u00e9 apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de la Conspiration des Egaux.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce propos, il serait int\u00e9ressant de d\u00e9terminer dans quelle mesure les combats men\u00e9s par Babeuf entre 1789 et 1793 contre la noblesse de la Somme ont pu influencer l\u2019opinion publique rurale. Gracchus Babeuf &#8211; ce pseudonyme l\u2019affiliait aux fr\u00e8res Tiberius Sempronius Gracchus (vers 168-133) et Caius Sempronius Gracchus (154-121), tribuns de la pl\u00e8be assassin\u00e9s pour avoir pr\u00f4n\u00e9 le partage des terres sous la R\u00e9publique romaine &#8211; avait su s\u2019entourer de toute une s\u00e9rie de personnages hauts en couleur, parmi lesquels Gabriel Leroux (1735-1809) et son cousin Amand Leroux (1754-1811), respectivement juges de paix des cantons de Montdidier et d\u2019Hangest-en-Santerre, et de plusieurs membres des comit\u00e9s de surveillance des environs. <em>La Vie en Picardie au XVIIIe si\u00e8cle, du caf\u00e9 dans les<\/em> campagnes, publi\u00e9 aux Editions Les Indes savantes en 2012, r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2021, fait le point sur le r\u00e9seau des sans-culottes entretenu dans la Somme par Babeuf.<\/p>\n\n\n\n<p>Zacharie Seigneurgens a su convaincre les juges de son innocence dans l\u2019affaire du <em>Moniteur r\u00e9publicain<\/em>, car il a \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9 apr\u00e8s avoir expliqu\u00e9 que s\u2019il \u00e9tait communiste, le <em>Moniteur<\/em> ne l\u2019\u00e9tait pas. Il va d\u00e8s lors profiter de quelques ann\u00e9es de libert\u00e9. Le 16 mars 1843, Casimir et Zacharie d\u00e9posent un brevet d\u2019invention sur les proc\u00e9d\u00e9s propres \u00e0 la fabrication d\u2019un nouveau genre de tissu. Ils sont alors domicili\u00e9s 110<sup>bis<\/sup> rue Saint-Antoine, dans le Marais. En 1845, Zacharie Seigneurgens se rend \u00e0 Caix avec sa m\u00e8re afin d\u2019assister au mariage de son fr\u00e8re avec Flore Mantel, veuve d\u2019un docteur en m\u00e9decine. Sur le registre d\u2019Etat civil, le paraphe ferme et parfaitement calligraphi\u00e9 de Zacharie atteste son niveau de culture.<\/p>\n\n\n\n<p>En f\u00e9vrier 1848, les Parisiens chassent le roi Louis-Philippe ; la R\u00e9publique est proclam\u00e9e. Les questions sociales demeurent dans toute leur acuit\u00e9 et voici Zacharie Seigneurgens impliqu\u00e9 dans \u00ab&nbsp;les journ\u00e9es de juin&nbsp;\u00bb 1848 \u00e0 Paris. Dirig\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral Eug\u00e8ne Cavaignac (1802-1857), ministre de la Guerre, la r\u00e9pression de l\u2019insurrection ouvri\u00e8re a pour objectif le d\u00e9mant\u00e8lement des barricades \u00e9rig\u00e9es dans les rues de la capitale. A la t\u00eate des troupes de ligne, des l\u00e9gions de la garde nationale fid\u00e8les au gouvernement et de la garde mobile, Cavaignac est ma\u00eetre de la situation au soir du 26 juin avec la prise des derni\u00e8res barricades du faubourg Saint-Antoine. Plusieurs milliers d\u2019insurg\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s au combat ou ex\u00e9cut\u00e9s sommairement. Install\u00e9 de nouveau dans le Marais apr\u00e8s son mariage, Casimir Seigneurgens se fait arr\u00eater par la police \u00e0 la place de son fr\u00e8re a\u00een\u00e9. Zacharie demeurait alors 45 rue du Roi-de-Sicile, non loin de son fr\u00e8re, et il a profit\u00e9 de la b\u00e9vue des soldats pour s\u2019enfuir. Des mois plus tard, le 24 mars 1849, le Conseil de Guerre reconna\u00eetra la m\u00e9prise. Selon Froussard, repr\u00e9sentant du peuple, Casimir Seigneurgens&nbsp;\u00ab&nbsp;est un homme tout-\u00e0-fait inoffensif et un tr\u00e8s honn\u00eate p\u00e8re de famille. Il a eu le malheur d\u2019\u00eatre confondu avec son fr\u00e8re, qui est en fuite et qui para\u00eet \u00eatre compromis dans les d\u00e9plorables \u00e9v\u00e9nements de juin&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les juges lib\u00e8rent aussi Norbert Seigneurgens, un cousin fabricant de bas, et Julien Fixois (1798-1863), journalier lui aussi originaire de Caix. Cependant, Zacharie est condamn\u00e9 par contumace \u00e0 vingt ans de bagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une cavale de trois ans, il se fait prendre et rejoint la longue liste des inculp\u00e9s pour leur participation aux barricades de juin 1848, plus de onze mille personnes. R\u00e9uni le 19 avril 1851, un nouveau Conseil de Guerre condamne finalement Zacharie Seigneurgens \u00e0 dix ans de d\u00e9tention et il est incarc\u00e9r\u00e9 le 28 septembre suivant \u00e0 Belle-Ile-en-Mer, dans le Morbihan, o\u00f9 il rejoint Auguste Blanqui, son mentor, et des centaines d\u2019autres condamn\u00e9s. L\u00e0, ils apprennent le succ\u00e8s du coup d\u2019Etat de Louis-Napol\u00e9on Bonaparte le 2 d\u00e9cembre 1851, puis son accession au tr\u00f4ne imp\u00e9rial sous le nom de Napol\u00e9on III un an apr\u00e8s, jour pour jour. Le 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre 1857, au bout de six ans de d\u00e9tention \u00e0 Belle-Ile, Zacharie Seigneurgens est transf\u00e9r\u00e9 sous bonne garde au bagne de Corte, en Haute-Corse.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019itin\u00e9raire d\u2019Auguste Blanqui, \u00ab&nbsp;l\u2019Enferm\u00e9&nbsp;\u00bb, est bien connu&nbsp;&#8211; trente-trois ans de prison n\u2019ont jamais r\u00e9ussi \u00e0 briser sa volont\u00e9 de d\u00e9truire le syst\u00e8me lib\u00e9ral &#8211; celui de Zacharie Seigneurgens demeure plus myst\u00e9rieux. Il a pu \u00eatre \u00e9largi \u00e0 la faveur de l\u2019amnistie de 1859, mais les archives ne conservent pas trace de son dossier, pas plus qu\u2019elles ne signalent de nouveaux agissements de sa part. En tout \u00e9tat de cause, sa vie tumultueuse a pris fin dans le 10<sup>e<\/sup> arrondissement de Paris, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 58 ans, comme son p\u00e8re et homonyme. Mercredi 22 octobre 1862, son corps a \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9 avec dix cadavres au cimeti\u00e8re de Montmartre dans une \u00ab\u00a0tranch\u00e9e gratuite\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 la fosse commune.<\/p>\n\n\n\n<p>Les sources polici\u00e8res cit\u00e9es ici proviennent de deux notices biographiques mises en ligne par les administrateurs du Maitron dans le <em>Dictionnaire Biographique du Mouvement Ouvrier<\/em>&nbsp;: https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article37755, notice SEIGNEURGENS Z\u00e9phir, Zacharie par Notice revue et compl\u00e9t\u00e9e par Michael Sibalis, version mise en ligne le 20 f\u00e9vrier 2009, derni\u00e8re modification le 18 avril 2016&nbsp;; https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article37754, notice SEIGNEURGENS Cyprien, Casimir par M.&nbsp;Sibalis, version mise en ligne le 20 f\u00e9vrier 2009.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Z\u00e9phir-Zacharie Seigneurgens est n\u00e9 \u00e0 Caix, dans la Somme, le 14 flor\u00e9al an XII (4 mars 1804), fils de Zacharie Seigneurgens (1772-1830), [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":96,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[],"class_list":["post-95","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-les-inconnus-des-archives"],"featured_image_src":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Ouvriers2.jpg","featured_image_src_square":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/Ouvriers2.jpg","author_info":{"display_name":"Laurent","author_link":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/?author=1"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/95","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=95"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/95\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":99,"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/95\/revisions\/99"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/96"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=95"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=95"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=95"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}