{"id":93,"date":"2024-09-05T11:01:10","date_gmt":"2024-09-05T11:01:10","guid":{"rendered":"http:\/\/www.genealogie.herve-bennezon.com\/?p=93"},"modified":"2024-09-05T11:12:54","modified_gmt":"2024-09-05T11:12:54","slug":"un-couple-de-militants-ouvriers-a-amiens-et-a-lille-a-la-belle-epoque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.herve-bennezon.com\/?p=93","title":{"rendered":"Un couple de militants ouvriers \u00e0 Amiens et \u00e0 Lille \u00e0 la Belle-Epoque"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mon int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;histoire \u00ab\u00a0par le bas\u00a0\u00bb, ch\u00e8re \u00e0 Edward P. Thomson et \u00e0 Robert Muchembled, m&rsquo;a incit\u00e9 \u00e0 interroger des documents sur les militants du mouvement ouvrier dans le Nord de la France. A ce titre, et sans avoir la pr\u00e9tention de concurencer l&rsquo;indispensable <em>Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier<\/em> (le \u00ab\u00a0Maitron\u00a0\u00bb, je souhaite pr\u00e9senter ici le parcours d&rsquo;un couple aujourd&rsquo;hui oubli\u00e9 dont les pratiques \u00e9clairent les moyens mis en oeuvre par les militants ouvriers (pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, c\u00e9r\u00e9monies la\u00efques, coop\u00e9ratives&#8230;) pour s&rsquo;opposer \u00e0 la classe poss\u00e9dante.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ludovic Bennezon et Ida Girault<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>couple de militants socialistes du Nord de la France<\/strong> <strong>(1894-1914)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Louis-Auguste-Ludovic Bennezon est n\u00e9 le 25 janvier 1874 \u00e0 Hangest-en-Santerre (Somme). C\u2019est le cadet des quatre fils de Charles Bennezon (1843-1917), ouvrier menuisier, et de Gabrielle Lescureux (1844-1929), journali\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De sa petite enfance, on ne conna\u00eet rien, ou presque. En f\u00e9vrier 1880, Charles Bennezon, son p\u00e8re, a organis\u00e9 dans son village une loterie d\u2019objets mobiliers sans en avoir l\u2019autorisation. Pr\u00e9venus, les gendarmes ont investi la maison des Bennezon pour confisquer la liste des souscripteurs, qui a \u00e9t\u00e9 remise au parquet<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn1\">[1]<\/a>. Du haut de ses six ans, Ludovic en a peut-\u00eatre con\u00e7u un solide rejet de l\u2019injustice\u00a0? En tout \u00e9tat de cause, il aura sans doute entenu ses parents se lamenter des cons\u00e9quences de l&rsquo;affaire. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, ou la suivante, sa famille a quitt\u00e9 Hangest-en-Santerre pour s\u2019installer 17 km plus loin, \u00e0 l\u2019est d\u2019Amiens, 31 rue de la Gare \u00e0 Villers-Bretonneux, dans un immeuble habit\u00e9 par trois autres familles. Emile a alors neuf ans, Ludovic, sept ans\u00a0et Abel deux ans. Sosth\u00e8ne, le petit dernier, na\u00eet \u00e0 Villers-Bretonneux en novembre 1881<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Charles se fait embaucher comme charpentier tandis que Gabrielle est une ouvri\u00e8re pay\u00e9e \u00e0 la journ\u00e9e, une journali\u00e8re.\u00a0L\u2019\u00e9cole la\u00efque, gratuite et obligatoire depuis 1881 va permettre \u00e0 leurs quatre gar\u00e7ons d\u2019acqu\u00e9rir un certain degr\u00e9 d\u2019instruction. Chacun leur tour, l\u2019ann\u00e9e de leurs treize ans, ils obtiennent le Certificat d\u2019Etudes Primaires et int\u00e8grent d\u00e9finitivement le monde du travail. A la diff\u00e9rence de ses fr\u00e8res, form\u00e9s au m\u00e9tier de menuisier par leur p\u00e8re, le jeune Ludovic devient tapissier. Villers-Bretonneux est une petite cit\u00e9 industrielle du textile o\u00f9 tout le monde, ou presque, travaille dans les filatures et, au contact des ouvriers, Ludovic se forge une conscience de classe. Cependant, \u00e0 une date ind\u00e9termin\u00e9e, entre 1887 et 1891, leur pr\u00e9carit\u00e9 sociale incite les Bennezon \u00e0 quitter Villers-Bretonneux<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn3\">[3]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Anarchiste \u00e0 Amiens<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1892, ils vivent 33 rue Jacques-Delille, \u00e0 Amiens. Ludovic int\u00e8gre la mouvance anarchiste ami\u00e9noise, mouvance turbulente dont des militants ont d\u00e9pos\u00e9 une bombe au commissariat du 3<sup>e<\/sup> arrondissement d\u2019Amiens en d\u00e9cembre 1893. Le 26 f\u00e9vrier 1894, la police fait une descente chez lui et saisit des journaux et des brochures anarchistes, sans qu\u2019il n\u2019ait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9, semble-t-il<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn4\">[4]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les mois qui suivent, Ludovic doit effectuer son service militaire. Le registre matricule du conseil de r\u00e9vision le d\u00e9crit ainsi\u00a0: cheveux et sourcils ch\u00e2tain fonc\u00e9, yeux bruns, front haut, nez long, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, 1,62 m., degr\u00e9 d\u2019instruction 3<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Militant \u00e0 la Ligue Socialiste Ouvri\u00e8re<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bon pour le service, il est toutefois dispens\u00e9 de partir, sans doute sans regret. Emile, son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, d\u00e9j\u00e0 incorpor\u00e9, sert aux sapeurs-pompiers de Paris depuis deux ans<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn6\">[6]<\/a>. Ajourn\u00e9 pour faiblesse de constitution en 1895, Ludovic peut devenir le secr\u00e9taire-adjoint de la Ligue Socialiste et Ouvri\u00e8re. En juillet 1896, au si\u00e8ge de la LSO, salle Quignon, 108 rue Saint-Leu \u00e0 Amiens, il rapporte \u00e0 ses camarades les travaux du Congr\u00e8s socialiste international de Londres (j\u2019ignore s\u2019il y a particip\u00e9 en personne)<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn7\">[7]<\/a><strong>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sans doute trop remuant pour le go\u00fbt des autorit\u00e9s, Ludovic a finalement \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9 au 72<sup>e<\/sup> r\u00e9giment d\u2019Infanterie, \u00e0 la caserne Friant, \u00e0 Amiens, o\u00f9 il a pass\u00e9 dix mois, du 12 novembre 1896 au 18 septembre 1897<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn8\">[8]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ida Girault, ouvri\u00e8re du textile \u00e0 Amiens<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dix jours apr\u00e8s son d\u00e9part, Ida Girault, sa compagne \u00e2g\u00e9e de dix-neuf ans, domicili\u00e9e 104 rue de l\u2019Union, dans le populeux faubourg de Beauvais, met au monde Nelly, leur premier enfant<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn9\">[9]<\/a>. Comme Ludovic, Marie-Yvonne Girault, dite Ida, est venue au monde \u00e0 Hangest-en-Santerre. N\u00e9e le 6 ao\u00fbt 1877, fille unique de Camille Girault (1850-), tisserand, et d\u2019Elise Fournet (1856-1888), tisseuse, elle a perdu sa m\u00e8re \u00e0 onze ans. Son p\u00e8re, veuf depuis trois mois, d\u00e9sormais employ\u00e9 de commerce \u00e0 Arvillers, tout pr\u00e8s d\u2019Hangest, s\u2019est remari\u00e9 avec Caroline Langlet, tisseuse. C\u2019est sans doute cette derni\u00e8re qui a appris le m\u00e9tier \u00e0 Ida<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn10\">[10]<\/a>. En 1896, \u00e0 Amiens, comme des milliers de femmes, celle-ci est ouvri\u00e8re du textile&nbsp;et produit des draps.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Soldat de la Libre-Pens\u00e9e<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De retour \u00e0 la vie civile, Ludovic Bennezon milite \u00e0 la Libre-Pens\u00e9e. Lors de l&rsquo;inhumation de son fils Ludovic, mort le 22 septembre 1898 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de trois mois \u00e0 son domicile (80 rue Neuve-Deforceville dans le quartier Saint-Honor\u00e9)<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn11\">[11]<\/a> le citoyen Bennezon est qualifi\u00e9 de \u00ab\u00a0soldat de la Libre-Pens\u00e9e\u00a0\u00bb par le tr\u00e9sorier de l&rsquo;Union la\u00efque dont il est membre<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn12\">[12]<\/a>. A ce titre, le 20 janvier 1900, lors d&rsquo;obs\u00e8ques civiles au cimeti\u00e8re de la Madeleine, il prononce un discours \u00e0 la m\u00e9moire de la citoyenne Raquet (peut-\u00eatre Eug\u00e9nie Raquet, morte \u00e0 Amiens le 12 janvier, peu avant ses 40 ans).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Candidat aux \u00e9lections \u00e0 Amiens<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En mai 1900, il se pr\u00e9sente sur la Liste de Concentration R\u00e9publicaine aux \u00e9lections municipales \u00e0 Amiens<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn13\">[13]<\/a>. Battu avec 4 582 voix (34,64%), il conteste en vain les r\u00e9sultats avec ses colistiers Thalamas, Thierry et Cozette<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn14\">[14]<\/a>. En octobre 1900, le voici candidat des socialistes f\u00e9d\u00e9r\u00e9s au conseil g\u00e9n\u00e9ral de la Somme pour le canton d\u2019Amiens Sud-Ouest\u00a0; il termine ses discours en criant \u00ab\u00a0Vive la R\u00e9publique sociale\u00a0!\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Vive le Parti Socialiste R\u00e9volutionnaire\u00a0!\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn15\">[15]<\/a>. A cette \u00e9poque, il est l\u2019archiviste de la F\u00e9d\u00e9ration socialiste de la Somme dont le secr\u00e9taire est Adrien Fauga (1878<strong>&#8211;<\/strong>1906)<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn16\">[16]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant, un article stipule que le Parti Ouvrier Socialiste R\u00e9volutionnaire soutient et appuit tous les efforts du citoyen Bennezon, m\u00eame s\u2019il n\u2019en est pas membre, mais \u00ab\u00a0le groupe conna\u00eet ses sentiments socialistes\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn17\">[17]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En d\u00e9cembre 1900, Ludovic adh\u00e8re au Groupe des Socialistes R\u00e9volutionnaires de Saint-Maurice, quartier populaire d\u2019Amiens. Le 23 d\u00e9cembre, \u00e0 Amiens, il prend la parole au Comit\u00e9 de la f\u00e9d\u00e9ration socialiste de la Somme qui comprend une cinquantaine de militants du Parti Ouvrier Socialiste R\u00e9volutionnaire et du Parti Ouvrier Fran\u00e7ais<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn18\">[18]<\/a>. En janvier suivant, il donne des conf\u00e9rences sociales au local du Groupe r\u00e9volutionnaire de Saint-Maurice, en particulier sur \u00ab\u00a0l\u2019origine de la propri\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb. Il harangue, \u00ab\u00a0malgr\u00e9 le froid qui s\u00e9vissait\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0une quantit\u00e9 de prol\u00e9taires de Renancourt\u00a0\u00bb qui s\u2019engagent dans la voie de la r\u00e9volution. Le journaliste du <em>Travailleur<\/em> conclut\u00a0: \u00ab\u00a0une bonne journ\u00e9e pour la sociale\u00a0!\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn19\">[19]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L<strong>&lsquo;adh\u00e9sion au POF<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En juillet 1901, Ludovic Bennezon adh\u00e8re au POF (Parti Ouvrier Fran\u00e7ais), formation marxiste qui veut abolir le capitalisme et \u00e9tablir une soci\u00e9t\u00e9 socialiste, puis communiste. A ce titre, il est membre du comit\u00e9 \u00e9lectoral d\u2019Amiens et prend la parole avec son camarade Auguste Cleuet (1876-1956) au <em>Bal de la Falaise<\/em>, Grande-Rue-Saint-Maurice<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn20\">[20]<\/a>. Ayant quitt\u00e9 la mouvance anarchiste, Ludovic a \u00e9t\u00e9 ray\u00e9 du Carnet B de la police, dans lequel elle recensait tous les suspects. Cependant, du 28 ao\u00fbt au 24 septembre 1901, peu apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son second fils, Ludovic doit accomplir une p\u00e9riode d\u2019exercices \u00e0 son r\u00e9giment<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn21\">[21]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De nouveau candidat malheureux au conseil g\u00e9n\u00e9ral en septembre 1901, il poursuit ses conf\u00e9rences sur les questions sociales, anime une petite f\u00eate militante au <em>Bal Copin<\/em>, faubourg de Beauvais, ainsi que des r\u00e9unions publiques \u00e0 Amiens, Pont-de-Metz et Saint-L\u00e9ger-l\u00e8s-Domart au cours desquelles il fait le proc\u00e8s de la bourgeoisie, tandis que son camarade Gaillet d\u00e9nonce \u00ab\u00a0les infamies commises par la pr\u00e9traille pendant 20 si\u00e8cles\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0les attentats aux m\u0153urs des ensoutan\u00e9s\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn22\">[22]<\/a>. Ludovic Bennezon anime la section ami\u00e9noise du POF et administre une coop\u00e9rative, soci\u00e9t\u00e9 civile cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Amiens en 1892<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn23\">[23]<\/a>. En 1901, le magasin se trouve au domicile des Bennezon, 53 rue du Grand-Vidame, o\u00f9 vivent trois g\u00e9n\u00e9rations\u00a0: Ludovic, Ida et leur fille Nelly, ainsi que Charles et Gabrielle Bennezon, les grands-parents<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn24\">[24]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La candidature socialiste-gu\u00e8diste de Ludovic aux l\u00e9gislatives de mars 1902 \u00e0 Castelnaudary (Aude) est signal\u00e9e dans la presse<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn25\">[25]<\/a>. S\u2019agit d\u2019une erreur journalistique ou d\u2019une tentative avort\u00e9e\u00a0? Ludovic Bennezon n\u2019a recueilli aucune voix (m\u00eame pas la sienne) et il vivait toujours \u00e0 Amiens en 1902.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Sosth\u00e8ne Bennezon rejoint le mouvement<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ludovic a convaincu son plus jeune fr\u00e8re de le rejoindre dans ses combats : le 16 f\u00e9vrier 1902, Sosth\u00e8ne (1881-1927), menuisier 36 rue de l\u2019Amiral-Lejeune, prononce un discours lors de l\u2019enterrement de son camarade Cl\u00e9rot, membre de la Jeunesse socialiste, mort \u00e0 dix-huit ans. Sosth\u00e8ne rappelle \u00ab\u00a0la vie de ce d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9, orphelin \u00e0 douze ans, il a d\u00fb se mettre imm\u00e9diatement au travail pour se subvenir. Corps fr\u00eale, la croissance fut arr\u00eat\u00e9e dans son \u0153uvre par les rudes travaux de la teinture\u00a0\u00bb. Le citoyen Bennezon reporte sa mort \u00ab\u00a0au compte du patronat qui exploite si durement l\u2019enfance et de la soci\u00e9t\u00e9 enti\u00e8re qui n\u2019a pas l\u2019\u00e9nergie de faire table rase des iniquit\u00e9s monstrueuses qui fait qu\u2019une partie de l\u2019humanit\u00e9 &#8211; celle qui travaille \u2013 meurt victime du salariat\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn26\">[26]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s une telle profession de foi anticapitaliste, Sosth\u00e8ne Bennezon a \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement espionn\u00e9 par la police, de 1903 \u00e0 1914. Son dossier est conserv\u00e9 aux Archives Nationales \u00e0 Pierrefite. En effet, le 14 juillet 1903, il a particip\u00e9 \u00e0 une manifestation anarchiste \u00e0 Renancourt, contre le d\u00e9fil\u00e9 militaire, chantant avec ses camarades \u00ab\u00a0La Carmagnole et l&rsquo;Internationale\u00a0\u00bb et criant \u00ab\u00a0A bas l&rsquo;arm\u00e9e, \u00e0 bas les fronti\u00e8res, \u00e0 bas les tribunaux militaires\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1902, les r\u00e9unions du POF se tiennent chez Ludovic. En octobre 1902, il renonce \u00e0 pr\u00e9sider la F\u00eate des Tapissiers car sa fille Amilcare vient de mourir, 25 jours apr\u00e8s sa naissance<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn27\">[27]<\/a>. C\u2019est la troisi\u00e8me de ses quatre enfants \u00e0 mourir<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn28\">[28]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le Th\u00e9\u00e2tre du Peuple d&rsquo;Amiens<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A l\u2019initiative de membres du syndicat des ouvriers teinturiers ami\u00e9nois, \u00e9paul\u00e9s par des artistes de la Jeune Com\u00e9die (troupe d&rsquo;amateurs locale), est fond\u00e9, \u00ab\u00a0le 24\u00a0janvier 1903, sous le patronage de la Bourse du travail d\u2019Amiens\u00a0\u00bb (cr\u00e9\u00e9e en 1895 et adh\u00e9rant \u00e0 la CGT), le <em>Th\u00e9\u00e2tre du Peuple<\/em><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn29\">[29]<\/a>. En avril 1903, pour la premi\u00e8re fois, Ida est mentionn\u00e9e dans la presse locale. Devant une salle archi-comble, \u00e0 l\u2019Alcazar, elle est mont\u00e9e sur sc\u00e8ne pour la journ\u00e9e d\u2019inauguration du Th\u00e9\u00e2tre du Peuple. Aux c\u00f4t\u00e9s de ses camarades Jeanne Draner et Zeude, ouvri\u00e8res syndiqu\u00e9es, et E. Yersotti, com\u00e9dienne professionnelle, elle a recueilli de vifs applaudissements apr\u00e8s avoir jou\u00e9 trois pi\u00e8ces en un acte\u00a0: <em>L\u2019Amour libre<\/em>, de V\u00e9ra Starkoff, <em>Le Commissaire est bon enfant<\/em>, de Georges Courteline, et <em>La Premi\u00e8re Salve<\/em>, une pi\u00e8ce contre la guerre d\u2019Am\u00e9d\u00e9e Rouqu\u00e8s. En pr\u00e9ambule, la conf\u00e9rence du citoyen Louis Maurice l\u2019a rappel\u00e9\u00a0: le Th\u00e9\u00e2tre du Peuple est un \u00ab moyen d\u2019\u00e9ducation de la classe prol\u00e9tarienne \u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn30\">[30]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La f\u00eate des Tapissiers<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En octobre 1903, Ludovic pr\u00e9side la F\u00eate des Tapissiers aux Salons Saint-Denis. Au champagne, il prend la parole devant la quarantaine de convives pour retracer le chemin parcouru par la corporation des tapissiers, devenu Syndicat de l\u2019Ameublement, qu\u2019il offre en exemple \u00e0 tous les syndicats<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn31\">[31]<\/a>. Il se f\u00e9licite que les \u00e9b\u00e9nistes, les sculpteurs et tous les ouvriers rejoignent le nouveau syndicat et il boit au succ\u00e8s de leurs revendications. \u00ab\u00a0M. Bennezon a \u00e9t\u00e9 vigoureusement applaudi\u00a0\u00bb. Le journaliste raconte que Ludovic Bennezon doit quitter Amiens et qu\u2019il emporte avec lui la sympathie de ses camarades. La raison de ce d\u00e9part est inconnue. Il s\u2019installe \u00e0 Lille, 252 rue L\u00e9on-Gambetta, dans le quartier de Wazemmes, avec Ida Girault, enceinte de sept mois, et Nelly, leur fille \u00e2g\u00e9e de dix ans<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn32\">[32]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En novembre 1903, le commissaire de police d&rsquo;Amiens a pr\u00e9venu le pr\u00e9fet et la gendarmerie du Nord du d\u00e9part de Sosth\u00e8ne Bennezon chez son fr\u00e8re, mais finalement l&rsquo;anarchiste est revenu \u00e0 Amiens avant que les forces de l&rsquo;ordre ne l&rsquo;aient identifi\u00e9 \u00e0 Lille. En 1914, Sosth\u00e8ne ayant \u00ab\u00a0chang\u00e9 d&rsquo;id\u00e9es\u00a0\u00bb, son nom a \u00e9t\u00e9 ray\u00e9 du Carnet B.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du 29 ao\u00fbt au 25 septembre 1904, Ludovic doit se rendre \u00e0 Amiens pour accomplir une nouvelle p\u00e9riode d\u2019exercices au 72<sup>e<\/sup> r\u00e9giment d\u2019infanterie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Militants \u00e0 Lille<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ludovic poursuit sa vie militante. On le retrouve en janvier 1906 \u00e0 l\u2019H\u00f4tel des Syndicats, 31 rue Gambetta \u00e0 Lille, pr\u00e9sidant avec le camarade Saint-Venant la F\u00eate des Tapissiers locale<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn33\">[33]<\/a>. Depuis octobre dernier, le couple, qui a d\u00e9sormais deux filles, vit 5 rue Louis-Niquet, pr\u00e8s de la gare des Flandres. Ludovic Bennezon, \u00e0 l\u2019origine de la fusion du Syndicat des tapissiers avec celui de l\u2019Ameublement, en devient le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn34\">[34]<\/a>. Quant \u00e0 Ida, toujours d\u00e9sign\u00e9e dans les journaux comme la \u00ab\u00a0citoyenne Bennezon\u00a0\u00bb, elle participe \u00e0 des collectes pour financer la propagande socialiste dans plusieurs bars et brasseries de Lille \u00e0 partir de f\u00e9vrier 1907<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn35\">[35]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 28 septembre 1907 a eu lieu l\u2019enterrement d\u2019Ad\u00e8le Montagne, femme du citoyen Bondues (1869-1931), \u00e9b\u00e9niste, militant socialiste et ami de Ludovic Bennezon avec qui il dirigeait le Syndicat de l\u2019Ameublement<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn36\">[36]<\/a>. Pr\u00e8s de deux mille personnes suivent le cercueil jusqu\u2019au Cimeti\u00e8re de l\u2019Est et la presse rel\u00e8ve la pr\u00e9sence des citoyens Ghesqui\u00e8re, pour le Parti socialiste, Saint-Venant, de la Libre-Pens\u00e9e, et Bennezon, au nom du Syndicat de l\u2019Ameublement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab\u00a0La citoyenne Bennezon\u00a0\u00bb, militante de la Libre-Pens\u00e9e socialiste et de la Ligue des Droits de la Femme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A cette \u00e9poque, les Bennezon sont domicili\u00e9s 4 rue Rubens, puis 229 rue Pierre-Legrand,\u00a0 art\u00e8re du quartier ouvrier de Lille-Hellemmes. Entre 1908 et 1912, je n\u2019ai rien trouv\u00e9 sur Ludovic. Son activit\u00e9 militante s\u2019est-elle ralentie pour une raison ou une autre\u00a0? Ida prend le relais et poursuit une activit\u00e9 militante intense. Ainsi, le 29 avril 1911 \u00e0 Thumesnil, au sud de Lille, elle collecte encore des fonds pour <em>Le Travailleur<\/em>, journal de la SFIO du Nord<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn37\">[37]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 9 septembre 1911, la citoyenne Bennezon, membre de la section PS de Lambersart et de la Ligue des Droits de la Femme, prend la parole \u00e0 un meeting contre \u00ab\u00a0l\u2019augmentation injustifi\u00e9e du prix des denr\u00e9es alimentaires\u00a0\u00bb. L\u2019intervention suit une importante manifestation dans les rues de Mont-le-Camp et de Canteleu-Lambersart. Les autres orateurs sont le d\u00e9put\u00e9 socialiste Henri Ghesqui\u00e8re, J. Lebas, Sohier, Andr\u00e9 Tellier, Sam\u00e9 et Roger Salengro<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn38\">[38]<\/a>. Trois jours apr\u00e8s, <em>Le Grand Echo du Nord de la France<\/em>, rapporte ses propos au cours d\u2019une r\u00e9union\u00a0: \u00ab\u00a0Nous r\u00e9clamons notre droit \u00e0 l\u2019existence\u2026 \u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn39\">[39]<\/a>. Parmi les participants se trouve D\u00e9sir\u00e9 Bondues, syndicaliste et socialiste.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A cette \u00e9poque, Ida est la g\u00e9rante d\u2019un d\u00e9p\u00f4t de \u00ab\u00a0L\u2019Union de Lille\u00a0\u00bb, coop\u00e9rative ouvri\u00e8re rue Pierre-Legrand, o\u00f9 vivent les Bennezon<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn40\">[40]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En novembre 1911, <em>Le Travailleur<\/em> (journal de la SFIO dans le Nord) publie l\u2019un de ses articles dans lequel elle s\u2019adresse \u00ab\u00a0\u00e0 ceux qui, comme nous, appartiennent \u00e0 la grande famille ouvri\u00e8re, et \u00e0 ceux qui, comme nous, sont soumis \u00e0 ce r\u00e9gime inique qui consiste \u00e0 fournir au capitalisme sa force musculaire et intellectuelle et \u00e0 recevoir en \u00e9change ce que l\u2019on appelle salaire\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn41\">[41]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En mars 1912, en vue des futures \u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales \u00e0 Lambersart, Ida organise avec ses camarades Roger Salengro et Laure Davroux la tenue d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre du \u00ab\u00a0Club dramatique socialiste\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn42\">[42]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En juillet de la m\u00eame ann\u00e9e, \u00ab\u00a0F. (sic) Bennezon, de la Ligue des Droits de la Femme et du Parti socialiste\u00a0\u00bb, signe un long article dans <em>Le Travailleur<\/em> qui commence par ces mots\u00a0: \u00ab\u00a0\u00e9mue de la situation faite \u00e0 la femme prol\u00e9tarienne dans ce pays\u2026\u00a0\u00bb <a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn43\">[43]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une c\u00e9r\u00e9monie anticl\u00e9ricale<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 5 ao\u00fbt 1912, une f\u00eate anticl\u00e9ricale est organis\u00e9e \u00e0 Canteleu-Lambersart par la Libre-Pens\u00e9e Socialiste \u00ab\u00a0La Raison\u00a0\u00bb. Pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par une fanfare, un cort\u00e8ge de plus de deux-cents personnes d\u00e9file dans les rues de la commune. De nombreuses d\u00e9l\u00e9gations des sections socialistes y sont repr\u00e9sent\u00e9es, ainsi que diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s. Apr\u00e8s le d\u00e9fil\u00e9, un meeting se tient dans un estaminet du Marais-de-Lomme. Parmi les orateurs, M<sup>me<\/sup> Bennezon, de la Ligue des Droits de la Femme. \u00ab\u00a0Au cours de cette r\u00e9union, quarante-cinq dipl\u00f4mes furent remis \u00e0 des m\u00e9nages mari\u00e9s civilement, ainsi qu\u2019aux enfants non baptis\u00e9s \u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn44\">[44]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 28 juillet 1912, au congr\u00e8s r\u00e9gional de la Libre-Pens\u00e9e socialiste, \u00e0 La Madeleine-Lez-Lille, \u00ab\u00a0la d\u00e9vou\u00e9e citoyenne Bennezon\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement applaudie lors de sa conf\u00e9rence sur les droits de la femme<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn45\">[45]<\/a>. Le 7 septembre suivant, elle s\u2019adresse aux femmes dans un long article du <em>Travailleur<\/em>\u00a0dont voici les premi\u00e8res lignes : \u00ab\u00a0Vingt si\u00e8cles de servitude, de privations et d\u2019esclavage ne paraissent pas suffisant pour amener les travailleurs \u00e0 comprendre la v\u00e9ritable place qu\u2019ils devraient occuper dans la soci\u00e9t\u00e9 actuelle. Que faut-il encore pour que ces derniers mettent en pratique cette noble devise internationale qui consiste en ceci\u00a0: l\u2019Emancipation des travailleurs sera l\u2019\u0153uvre des travailleurs eux-m\u00eames. Nous sommes la force, pourquoi ne pas le prouver\u00a0? [\u2026]\u00a0\u00bb. Elle appelle les citoyens \u00e0 int\u00e9resser leurs femmes<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn46\">[46]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dimanche 16 mars 1913, pour l\u2019anniversaire de la Commune, le groupe de pupilles \u00ab\u00a0La Jeunesse Prol\u00e9tarienne\u00a0\u00bb organise un grand concert \u00e0 Faches-Thumesnil, salle des Quatre-Chemins. C\u2019est l\u2019occasion pour la citoyenne Bennezon, de la Ligue des Droits de la Femme, d\u2019y exposer ses vues. Deux jours plus tard, la Section du Parti f\u00eate \u00e0 son tour l\u2019anniversaire de la Commune. Comme chaque ann\u00e9e, tous ses membres sont convi\u00e9s. \u00ab\u00a0Une distribution de g\u00e2teaux et d\u2019oranges sera faite aux enfants des camarades\u00a0\u00bb<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn47\">[47]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux semaines auparavant, Ludovic Bennezon a publi\u00e9 un article dans <em>Le Travailleur<\/em> sous le titre <em>La derni\u00e8re de Brackers-d\u2019Hugo<\/em>, dans lequel il d\u00e9nonce les man\u0153uvres d\u2019un adjoint au maire de Lille, pour d\u00e9consid\u00e9rer l\u2019\u00e9cole la\u00efque Jules-Verne du quartier de Fives et inciter les pauvres \u00e0 se tourner vers l\u2019\u00e9cole des s\u0153urs<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn48\">[48]<\/a>. En juillet suivant, Ludovic inaugure la section socialiste d\u2019Houplin-Ancoisne, au sud de Lille, et il anime une r\u00e9union publique dans son quartier, \u00e0 Hellemmes<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn49\">[49]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La guerre \u00e9clate. D\u00e8s le 3 ao\u00fbt 1914, Ludovic Bennezon, quarante ans, mobilis\u00e9 au 72<sup>e<\/sup> r\u00e9giment d\u2019Infanterie, quitte Lille, sa compagne et ses trois filles. Les Allemands envahissent le Nord et l\u2019Est de la France. Lille tombe le 13 octobre 1914 mais Ida et ses filles ont r\u00e9ussi \u00e0 fuir \u00e0 temps et \u00e0 se r\u00e9fugier en r\u00e9gion parisienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Promu caporal le 24 novembre 1914, Ludovic Bennezon passe au 12<sup>e<\/sup> r\u00e9giment d\u2019infanterie territoriale le 1<sup>er<\/sup> octobre 1915. Territorial ou pas, le danger est r\u00e9el. Ainsi, le 4 ao\u00fbt 1917, il est cit\u00e9 \u00e0 l\u2019ordre de la 161<sup>e<\/sup> Brigade et d\u00e9cor\u00e9 de la croix de guerre, avec \u00e9toile de bronze<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn50\">[50]<\/a>\u00a0:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab\u00a0Tr\u00e8s bon caporal, plac\u00e9 en premi\u00e8re ligne avec pour mission de surveiller l\u2019entr\u00e9e du pont de Steenstraate le 21 janvier 1916, a donn\u00e9 un bel exemple de courage et de sang froid en se maintenant \u00e0 son poste malgr\u00e9 un violent bombardement d\u00e9molissant syst\u00e9matiquement le parapet\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sans pouvoir obtenir de permission, Ludovic Bennezon s\u2019est mari\u00e9 le 11 d\u00e9cembre 1915 par repr\u00e9sentation avec Ida Girault, journali\u00e8re domicili\u00e9e 61 rue du Mont-Val\u00e9rien \u00e0 Nanterre (Seine). Auguste Alignier, fossoyeur \u00e0 Nanterre, a \u00e9t\u00e9 le fond\u00e9 de procuration sp\u00e9ciale du futur\u00a0; quant aux quatre t\u00e9moins, des m\u00e9nag\u00e8res, elles \u00e9taient toutes domicili\u00e9es \u00e0 Nanterre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Peut-\u00eatre Ludovic et Ida ont-ils voulu se marier afin de prot\u00e9ger les droits de leurs filles, l\u00e9gitim\u00e9es pour l\u2019occasion\u00a0? Aucun contrat de mariage n\u2019a toutefois \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le retour \u00e0 la paix<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ludovic Bennezon a surv\u00e9cu \u00e0 ses quatre ann\u00e9es de guerre. D\u00e9mobilis\u00e9 le 4 janvier 1919, \u00e0 la veille de ses quarante-cinq ans, il est rest\u00e9 simple caporal malgr\u00e9 tout son courage et son niveau d\u2019instruction certainement sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne des conscrits, si l\u2019on en croit son parcours de militant. Mais c\u2019est sans l\u00e0 que le bas blessait.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il s\u2019installe \u00e0 Paris, 10 rue Notre-Dame de Nazareth dans le 3<sup>e<\/sup> arrondissement, o\u00f9 l\u2019attendaient Ida et ses filles. En f\u00e9vrier 1919, les Bennezon s\u2019installent 25 rue Eug\u00e8ne-Varlin, dans le 10<sup>e<\/sup>, entre la gare de l\u2019Est et le quai de Valmy, quartier tr\u00e8s populaire \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Sans doute ont-ils appr\u00e9ci\u00e9 que leur rue porte le nom d\u2019un Communard.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le couple a divorc\u00e9 le 13 juillet 1920. Peut-\u00eatre le conformisme du mariage heurtait-il leurs id\u00e9aux\u00a0? Cependant, apr\u00e8s leur divorce, Ludovic et Ida habitaient toujours ensemble rue Eug\u00e8ne-Varlin. C\u2019est l\u00e0 que Nelly, leur fille a\u00een\u00e9e, est morte \u00e0 vingt-quatre ans, le 25 octobre 1921, laissant un petit gar\u00e7on n\u00e9 de p\u00e8re inconnu \u00e2g\u00e9 d\u2019\u00e0 peine trois ans<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn51\">[51]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour l\u2019heure, je n\u2019ai pas trouv\u00e9 de trace d\u2019une quelconque reprise de la vie militante du couple Bennezon, ce qui ne signifie pas qu\u2019ils aient perdu tout espoir de construire un monde meilleur. Tapissier au 145 rue Saint-Dominique, pr\u00e8s du Champ de Mars, Ludovic Bennezon est finalement d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 16 mai 1925 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital La\u00ebnnec (Paris 7<sup>e<\/sup>) \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinquante-et-un ans. Ida Girault est morte bien plus tard, le 22 janvier 1942 dans le 4e arrondissement de Paris, \u00e0 son domicile 17 rue Pav\u00e9e, immeuble dont elle \u00e9tait la concierge.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;&nbsp; Le combat d\u2019Ida et de Ludovic pour l\u2019\u00e9mancipation des ouvriers et des femmes a \u00e9t\u00e9 partag\u00e9 par une partie de leur famille. En 1902, \u00e0 l\u2019enterrement de l\u2019un de ses camarades socialistes, on a vu Sosth\u00e8ne Bennezon prendre la parole et d\u00e9noncer la rapacit\u00e9 patronale. Vers 1907, ce dernier a ouvert le <em>Caf\u00e9 Bennezon<\/em>, 62 rue de Beauvais, d\u00e9bit install\u00e9 en 1922 au 43 rue des Sergents, en plein centre-ville, o\u00f9 il est rest\u00e9 ouvert pr\u00e8s de cinq d\u00e9cennies<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn52\">[52]<\/a>. Tomb\u00e9 gravement malade, Sosth\u00e8ne Bennezon a r\u00e9clam\u00e9 des obs\u00e8ques civiles, comme son camarade Cl\u00e9rot l\u2019avait fait avant lui<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn53\">[53]<\/a>. Andr\u00e9 Bennezon (1907-1979), fils d\u2019Abel et neveu de Ludovic et de Sosth\u00e8ne, a repris le d\u00e9bit de boissons en 1937, accueillant r\u00e9guli\u00e8rement au <em>Caf\u00e9 Bennezon<\/em> les r\u00e9unions de la F\u00e9d\u00e9ration Nationale du Spectacle, du Syndicat des Musiciens, du Syndicat des op\u00e9rateurs cin\u00e9matographiques d\u2019Amiens et de l\u2019Amicale des Coop\u00e9ratives Ouvri\u00e8res d\u2019Amiens<a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftn54\">[54]<\/a>. Passage de relais r\u00e9ussi, la lutte des classes pouvait continuer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La famille de Ludovic Bennezon<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td>&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; Charles Bennezon (1843-1917) &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Gabrielle Lescureux (1844-1929) &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; Emile&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>Ludovic<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Abel&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>&nbsp;Sosth\u00e8ne<\/strong> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1872-1955&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1874-1925&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1879-194.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1881-1927 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; <strong>Ida Girault<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; (<em>Caf\u00e9 Bennezon<\/em>) &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1877-1942 &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;- &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nelly&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Germaine&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Flore&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>&nbsp; &nbsp;&nbsp; Andr\u00e9<\/strong> (fils d&rsquo;Abel) &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 1896-1921&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1903-1943&nbsp;&nbsp; 1906-1983&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; 1907-1979 &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; (filles de Ludovic et Ida) &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; (<em>Caf\u00e9 Bennezon<\/em>) &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>En gras, ceux pour lesquels des relations avec le mouvement ouvrier sont attest\u00e9es<\/strong><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref1\">[1]<\/a> <em>Le Journal d\u2019Amiens<\/em>, 20 f\u00e9vrier 1880. J\u2019ignore le d\u00e9nouement de cette affaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref2\">[2]<\/a> Archives d\u00e9partementales de la Somme (ADS), Etat civil d\u2019Hangest-en-Santerre, naissance d\u2019Emile Bennezon, 25 mai 1872&nbsp;; Abel Bennezon, 14 avril 1879&nbsp;; Etat civil de Villers-Bretonneux, Sosth\u00e8ne Bennezon, 24 novembre 1881.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref3\">[3]<\/a> ADS, Etat civil de Villers-Bretonneux, Charles Bennezon, t\u00e9moin au mariage d\u2019Emile Revel, employ\u00e9 de commerce, et de Marie Dieu, ouvri\u00e8re de filature, habite toujours \u00e0 Villers le 5 mars 1887.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref4\">[4]<\/a> <em>Les Anarchistes de la Somme<\/em>, dossiers en ligne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref5\">[5]<\/a> ADS, registre matricule de Ludovic Bennezon, 1894, en ligne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref6\">[6]<\/a> ADS, registre matricule d\u2019Emile Bennezon, 1892, en ligne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref7\">[7]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 29 juillet et 9 ao\u00fbt 1896.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref8\">[8]<\/a> ADS, registre matricule de Ludovic Bennezon, 1894, en ligne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref9\">[9]<\/a> ADS, Etat civil d\u2019Amiens, naissance de Nelly-Charlotte Bennezon, 22 novembre 1896.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref10\">[10]<\/a> ADS, Etat civil d\u2019Arvillers, mariage de Camille Girault et de Caroline Langlet, 2 f\u00e9vrier 1889.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref11\">[11]<\/a> <a><em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em><\/a>, 23 septembre 1898.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref12\">[12]<\/a> <em>Bulletin mensuel de correspondance des groupes et des adh\u00e9rents f\u00e9d\u00e9r\u00e9s<\/em>, F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise de la Libre-Pens\u00e9e, septembre 1898 et janvier 1900.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref13\">[13]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 3-10-11 et 14 mai 1900.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref14\">[14]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 23 juin 1900.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref15\">[15]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 29 septembre, 5-7, 14 octobre 1900.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref16\">[16]<\/a> <em>La Petite R\u00e9publique<\/em>, 6 octobre 1900.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref17\">[17]<\/a> <em>Le Parti Ouvrier<\/em>, 14 octobre 1900.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref18\">[18]<\/a> <em>La Petite R\u00e9publique<\/em>, 5 janvier 1901.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref19\">[19]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 23 janvier 1901&nbsp;; <em>Le Travailleur<\/em>, 26 janvier 1901.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref20\">[20]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 15 juillet 1901&nbsp;; https:\/\/maitron.fr\/spip.php?article20182, notice CLEUET Auguste, J\u00e9my, version mise en ligne le 25 octobre 2008, derni\u00e8re modification le 25 octobre 2008. ADS, 3M722, note du pr\u00e9fet de la Somme en 1914, \u00ab&nbsp;il est des membres les plus ardents et les moins conciliants du parti socialiste ami\u00e9nois&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref21\">[21]<\/a> ADS, Etat civil d\u2019Amiens, Ludovic-Henri-Paul Bennezon, n\u00e9 le 29 avril 1901, est mort le 20 ao\u00fbt 1901.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref22\">[22]<\/a> <em>Le Socialiste<\/em>, 22 septembre 1901&nbsp;; <em>Le Travailleur<\/em>, 22 d\u00e9cembre 1901 et 12 janvier 1902&nbsp;; <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 23 f\u00e9vrier 1902 et 27 mars 1902.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref23\">[23]<\/a> Andr\u00e9 Choquet, <em>L\u2019Union coop\u00e9rative d\u2019Amiens<\/em>, th\u00e8se pour le doctorat pr\u00e9sent\u00e9e le 27 mai 1935, Paris, Librairie Technique et Economique, 1935, p. 1.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref24\">[24]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 9 f\u00e9vrier 1902&nbsp;; <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 6 et 27 mars 1902, 5 et 8 avril 1902, 7 mai 1902, 17 octobre 1902.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref25\">[25]<\/a> <em>Le Socialiste<\/em>, 30 mars 1902.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref26\">[26]<\/a> Archives de la ville d\u2019Amiens, Etat civil, acte de d\u00e9c\u00e8s d\u2019Elis\u00e9e-D\u00e9sir\u00e9 Cl\u00e9rot, 5 f\u00e9vrier 1902&nbsp;; <em>Le Travailleur<\/em>, 16 f\u00e9vrier 1902.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref27\">[27]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 6 octobre 1902.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref28\">[28]<\/a>Archives de la ville d\u2019Amiens, Etat civil, Ludovic-Isma\u00ebl-Henri, n\u00e9 le 11 juin 1898, mort le 22 septembre 1898&nbsp;; Ludovic-Henri-Paul, n\u00e9 le 29 avril 1901, mort le 20 ao\u00fbt 1901&nbsp;; Amilcare-Elise-Gabrielle, n\u00e9e le 31 ao\u00fbt 1902, morte le 24 septembre 1902.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref29\">[29]<\/a> <em>L\u2019Avant-garde<\/em> (Amiens), n\u00b0102, 25 janvier 1903&nbsp;; <em>Le R\u00e9veil syndical<\/em> (Amiens), n\u00b047, janvier 1903&nbsp;; <em>Le Cri du peuple<\/em> (Amiens), n\u00b011, 25 janvier 1903.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref30\"><strong>[30]<\/strong><\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 6 avril 1903&nbsp;; Marjorie Gaudemer, <em>La propagande par le th\u00e9\u00e2tre dans les Bourses du travail avant la Grande Guerre<\/em><em>.<\/em> <em>L\u2019exemple du th\u00e9\u00e2tre du Peuple d\u2019Amiens (1903-1914)<\/em>, \u00ab&nbsp;Cahier d\u2019Histoire, Revue d\u2019Histoire critique&nbsp;\u00bb, 116-117, 2011p. 129-143.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref31\">[31]<\/a> <a><em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em><\/a>, 19 octobre 1903.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref32\">[32]<\/a> ADS, registre matricule de Ludovic Bennezon, 1894, en ligne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref33\">[33]<\/a> <em>Le R\u00e9veil du Nord<\/em>, 21 janvier 1906.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref34\">[34]<\/a> <em>Le R\u00e9veil du Nord<\/em>, 19 mars 1906&nbsp;; <em>Le Travailleur<\/em>, 21 juillet 1906.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref35\">[35]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 16 f\u00e9vrier et 2 mars 1907.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref36\">[36]<\/a> Archives d\u00e9partementales du Nord, acte de naissance \u00e0 Lille de Flor\u00e9al Bennezon, dont D\u00e9sir\u00e9 Bondues est le t\u00e9moin, 11 f\u00e9vrier 1906&nbsp;; <em>Le Travailleur<\/em>, 28 septembre 1907.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref37\">[37]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 29 avril 1911.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref38\">[38]<\/a> <em>L\u2019Egalit\u00e9 de Roubaix-Tourcoing<\/em>, 9 septembre 1911.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref39\">[39]<\/a> <em>Le Grand Echo du Nord de la France<\/em>, 12 septembre 1911.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref40\">[40]<\/a> <em>Le Grand Echo du Nord de la France<\/em>, 2 novembre 1911.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref41\">[41]<\/a> <em>Le Grand Echo du Nord de la France<\/em>, 4 novembre 1911.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref42\">[42]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 23 mars 1912.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref43\">[43]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 13 juillet 1912.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref44\">[44]<\/a> <em>L\u2019Avenir de Roubaix-Tourcoing<\/em>, 5 ao\u00fbt 1912.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref45\">[45]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 10 ao\u00fbt 1912.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref46\">[46]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 7 septembre 1912, voir l\u2019article complet en annexe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref47\">[47]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 1<sup>er<\/sup> mars 1913.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref48\">[48]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 15 f\u00e9vrier 1913.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref49\">[49]<\/a> <em>Le Travailleur<\/em>, 12 et 19 juillet 1913.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref50\">[50]<\/a> ADS, registre matricule de Ludovic Bennezon, 1894, en ligne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref51\">[51]<\/a> Archives d\u00e9partementales de Paris 10<sup>e<\/sup>, Etat Civil, d\u00e9c\u00e8s de Nelly Bennezon, 25 octobre 1921.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref52\">[52]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 11 octobre 1907&nbsp;; <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 13 juillet 1922.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref53\">[53]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, obs\u00e8ques civiles de Sosth\u00e8ne Bennezon \u00e0 Hangest-en-Santerre, 2 septembre 1927.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/121.sb.mywebsite-editor.com\/app\/411844112\/335147\/#_ftnref54\">[54]<\/a> <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em>, 12 ao\u00fbt 1936, 2-5-6-12 juillet 1937, 2 ao\u00fbt 1937, 29-30 ao\u00fbt 1937, 4 octobre 1937, 7 d\u00e9cembre 1937, 17 juin 1938. <em>Le Progr\u00e8s de la Somme<\/em> a \u00e9t\u00e9 interdit \u00e0 la Lib\u00e9ration. La collection du Courrier Picard permettrait sans doute de compl\u00e9ter l\u2019activit\u00e9 du <em>Caf\u00e9 Bennezon<\/em> apr\u00e8s la guerre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les cotes des archives, me contacter.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mon int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;histoire \u00ab\u00a0par le bas\u00a0\u00bb, ch\u00e8re \u00e0 Edward P. 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